Oeuf

Extrait du recueil « La patience du sable » (inédit)

Kerlouan

Soir immobile

Le monde gît

sous ses voûtes hautes

Une foule écran

charrie son silence

Des quinquets de quartz

brillent

entre les corps de faïence

Le cri d’Anubis

dessine des portées

de chacones injouables

Sous les sorbes

l’élytre des criquets

bat

sans orchestre

Le monde est plein comme un œuf

Me reconnaîtras-tu ?

J’ai des épaules de ciel

griffées par les oiseaux de proie

J’ai la patience du sable qui attend ton pas

2 réflexions sur “Oeuf

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