ÉCRIRE

Après deux recueils de nouvelles « Ivresse de la chute », (prix Boccace 2020) et « Pastel noir », « Le réveil du crabe lune » (Roman) est le troisième livre de Joël Hamm publié par Zonaires éditions.

ISBN 979-10-94810-44-6

Le réveil du crabe-lune de Joël Hamm, roman, 314 pages, 22,50 €

Parution prévue : première semaine d’octobre 2022

Le réveil du crabe lune

Mon roman sera publié début octobre !

Le réveil du crabe-lune de Joël Hamm, roman, 314 pages, ISBN 979-10-94810-44-6  Parution prévue : première semaine d’octobre 2022

22,50 € + frais de port (6 € par La Poste ou 4,50 € dans un relais Pick Up)

Commande sur www.zonaires.com et aussi, après sa parution, en librairie

Après deux recueils de nouvelles « Ivresse de la chute », (prix Boccace 2020) et « Pastel noir » ce roman est le troisième livre de Joël Hamm publié par Zonaires éditions. 

TOI

Enfant battue

toi qui te croyais folle

mon lys mon euphorbe

mon amie d’école

mon attentive bleue

mon ortie ma douce

ma sœur de chandelle

Fille observée

ma parleuse perdue

ma douce aux vitres

ma nocturne enfuie

ma disparue

ma noire

ma mortelle

Et toi frère d’âtre

frère de granit

Toi l’écraseur de pommes

l’esprit du fruit

Marcheur des pluies

Coureur des rues

Rêveur à l’écharpe

Quelle nuit quel jour

me laissera le temps

de vous caresser

mes quelques-unes

mes quelques-uns

Quel oiseau facteur vous portera ces mots

Écoute !

Pleine lune (JH)

Écoute la nuit

  ces lumières

  ces souffles vrillés sur le boulevard

  Vois la nuit

   ton corps

   ce frisson sur ta peau

   la porte ouverte sur le couloir

   Derrière le miroir

   regarde la nuit

   la pluie dans ton ventre

   Arpente la nuit

   les bras tendus vers ton silence

    Ecoute la nuit

   vois l’ombre que ton cri éveille.

Parle

Dessin et Collage Joël Hamm

Parle-moi

Demande-moi s’il est temps

de balayer la cendre

des mille portes brûlées sur notre passage

Parle-moi

de tes semelles de vent trouées d’oiseaux

du sel de nos larmes creusant les plaies des suppliciés

Dis-moi

que la poésie chasse l’odeur des cadavres