VOLAILLES

Toute une vie (collage JH)

Vaille que vaille, marchez volaille ! Piaillez et entrez en musique au poulailler des convenances labellisées. Nus dans la vapeur des marmites, fumeux et déplumés, cous piquetés encore d’un duvet qui bouge doucement aux courants d’air de l’atelier, tous pareils et dépareillés, étoilés, étiquetés, enchaînés à la chaîne d’abattage, donnez votre sang de gallinacé pour la gloire des canailles endimanchées ! Pondez volaille pour les besoins du marché qui réclame votre marmaille déculturée ! Le temps est à tondre vos œufs, le temps est à tordre vos cous, à farcir vos peaux de mensonges et de promesses. Sur les champs de bataille, vaille que vaille, pigeons et cailles, marchez d’un seul cœur au marché des dupes élevés en patrie. Vous n’avez plus de goût, ayez tous le même et mourez pour la gloire des nantis. Ils fêteront leur victoire en signant de vos plumes leurs traités de Versailles sur le parchemin de vos dépouilles…

Une réflexion sur “VOLAILLES

  1. Et les cochons alors ? Les petits cochons roses que l’on prive de vivre pour vite croquer leur chair fondante encore parfumée au lait de leur mère, ogres sans pitié que nous sommes ! Quand allons-nous cesser de nous baffrer ?

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